Image d'illustration. (AP/SIPA)
Les Etats-Unis ont en effet laissé entendre mardi que la conférence dite de Genève-2 ne se tiendrait plus en juillet, repoussant encore un peu plus tout espoir de règlement diplomatique du conflit.
A son tour, l'émissaire spécial des Nations Unies et de la Ligue Arabe pour la Syrie, Lakdhar Brahimi a "douté" qu'elle se tienne en juillet.
Genève-2, qui fait suite à un premier plan de paix international signé le 30 juin 2012 à Genève mais jamais appliqué, est une idée de Washington et de Moscou pour tenter d'ouvrir des négociations afin de parvenir à un gouvernement de transition réunissant régime et opposition.
Moscou et Washington divergent toujours
Selon une source diplomatique proche des négociations, Russes et Américains ne sont toujours pas en accord sur la composition de ce gouvernement. Les Américains répètent qu'il doit exclure totalement Bachar al-Assad, alors que pour les Russes, ce gouvernement comprend des membres de l'opposition et du régime dont Bachar al-Assad. Aucun terrain d'entente n'a pu être trouvé en dépit des heures de discussion.
"La situation sur le terrain et le fait que le régime continue d'éviter toute discussion constituent de vraies entraves", a affirmé Patrick Ventrell, porte-parole adjoint du Département d'Etat américain.
Washington avait annoncé il y a deux semaines vouloir dorénavant apporter un "appui militaire" à la rébellioncontre le régime du président Bachar al-Assad, signe que la situation risque d'aller à davantage de confrontation.
Les 1er et 2 juillet prochain, les ministres des Affaires étrangères russe et américain Sergueï Lavrov et John Kerry devraient discuter de la crise syrienne à Brunei, en marge d'un Forum régional.
"Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais les Etats-Unis et la Russie sont d'accord sur le fait que la seule porte de sortie à ce conflit passe par une solution politique", a toutefois martelé le porte-parole américain.
Les civils paient un lourd tribut
Le conflit a fait au moins 100.191 morts depuis le début en mars 2011 du soulèvement devenu guerre civile, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ce bilan comprend notamment 36.661 civils, 18.072 rebelles et 25.407 membres de forces gouvernementales, a indiqué cette ONG qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers le pays.
Et les violences ne cessent de faire rage au quotidien : mercredi, l'armée de l'air du régime a mené plusieurs raids contre Rastane, un des derniers bastions de la rébellion dans la province centrale de Homs. C'est dans cette région que l'armée syrienne, forte de l'appui du puissant Hezbollah libanais, a remporté sa principale victoire militaire en prenant début juin la ville rebelle de Qousseir.
Cette avancée a poussé les 11 pays occidentaux et arabes soutenant l'opposition à décider d'intensifier leur aide à la rébellion pour inverser le rapport de forces sur le terrain en sa faveur avant l'éventuelle tenue de Genève-2.
Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/la-revolte-syrienne/20130626.OBS4654/syrie-plus-de-100-000-morts-en-15-mois-de-conflit.html
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